Communiqué final du Rallye des Princesses 2002
Rallye des Princesses, An III :
un très grand cru
Avec 56 équipages au départ, le Rallye des Princesses 2002 avait, d’entrée, battu tous ses records. A lui seul, ce chiffre de participation indique la notoriété atteinte en l’espace de deux éditions par la seule épreuve de régularité exclusivement réservée aux femmes (même si les hommes y sont bienvenus dès lorsqu’ils acceptent de se cantonner au rôle de navigateur). Revendiquant l’héritage du mythique Paris-Saint-Raphaël féminin, le Rallye des Princesses a fait cette année un nouveau pas dans ce sens : ce n’est pas un hasard si les deux catégories (équipages 100% féminins et équipages mixtes) ont été remportées par de « vraies » pilotes, Vanina Ickx et Patricia Bertapelle. La présence de ces deux jeunes femmes, habituées des circuits et rallyes classiques, et le sérieux avec lequel elles ont abordé cette épreuve de régularité - discipline dont elles ignoraient tout -, constituent une nouvelle preuve de l’aura dont jouissent désormais « Les Princesses ». En revanche, l’opposition à laquelle elles ont du faire face dans leurs catégories respectives rassure quant à l’équilibre des forces. Les pures « amatrices » ont - et auront toujours - leur chance pleine et entière face aux « professionnelles ». Enfin, la féminité reine et la convivialité chaleureuse, ingrédients prépondérants de la recette du Rallye des Princesses, ont été plus que jamais à l’honneur. Ce troisième millésime a incontestablement été un grand cru. Et le quatrième, en 2003, se devra donc obligatoirement d’en être un encore plus grand. On s’y emploie déjà !Partir de la place Vendôme, à Paris pour rallier l’Esplanade de la Pinède, à Juan-Les-Pins, cela ressemble fort à un classique itinéraire de vacances d’été : de la capitale à la « French Riviera ». Sauf s’il s’agit de « rallYer » ces deux points. Sauf, encore, s’il s’agit de le faire au volant de voitures d’époque, toutes construites entre 1925 et 1974. Sauf, enfin, si les pilotes de toutes ces ancêtres à quatre roues sont des femmes. Quand vous additionnez ces trois « sauf », que vous boycottez les autoroutes A6 et A7 et la N7 pour les remplacer par de sinueuses routes encadrées de décors de rêve, et que vous saupoudrez le tout d’épreuves de régularité savamment concoctées par une équipe de spécialistes, vous obtenez le Rallye des Princesses...
Charme, élégance, sportivité
La recette paraît donc simple. Reste à y ajouter l’ambiance, élément in quantifiable, et la féminité, donnée impalpable. L’organisateur fait tout ce qui est en son pouvoir pour cela, mais ce pouvoir a inéluctablement ses limites. Ce sont les participantes qui créent cette magic touch indéfinissable, par leur adhésion spontanée à un esprit certes voulu, voire défini, mais qui resterait du domaine de la théorie si tout le monde ne jouait le jeu « à fond » avec un bel ensemble.Si elle a marqué une évolution notable par rapport aux deux précédentes, la troisième édition du Rallye des Princesses n’a en rien dérogé à sa jeune tradition de charme, d’élégance et de sportivité, dans toutes les acceptions possibles de ces trois mots. Visant à rendre hommage à « la princesse qui sommeille en chaque femme », l’épreuve peut s’enorgueillir depuis ses tout débuts de la présence de quelques « vraies » princesses, et, chaque année, de celle de davantage de figures connues et appréciées du grand public.
L’essentiel du plateau reste cependant composé de femmes « normales », mais qui ont, ancré au fond d’elles, cet « esprit princesse » qui les pousse à rechercher une certaine forme d’aventure où la chaleur humaine, le « fair play » et l’élégance, tant visuelle que du coeur, tiennent une place de choix.
On pourrait ainsi se demander si c’est par masochisme que Carole Gratzmuller et Michelle Pâques se sont inscrites au volant d’une Austin Healey Lenham 1961 (N°15)... dépourvue de capote ! La pluie, qui a sévi au moins quelques heures chaque jour, a transformé pour elles la ballade touristique imaginée à l’avance (et à tort) par certaines (qui ne connaissaient pas encore ) en une odyssée humide et éprouvante. Laquelle n’a fait qu’accroître leur bonheur final : au plaisir d’avoir vécu une semaine peu ordinaire, les deux jeunes femmes ont ajouté celui d’avoir eu à dépasser certaines de leurs limites, et d’y être parvenues avec succès.
Elles ne sont pas les seules à s’être sans doute demandées par moments ce qu’elles étaient venues faire dans cette galère, alors qu’elles n’y étaient en plus nullement obligées ! La réponse tient vraisemblablement dans un seul mot : « épreuve ». Épreuve sportive, épreuve de régularité, le Rallye des Princesses impose aux concurrentes des efforts incessants, mais librement consentis. Et joliment récompensés, par des haltes et des étapes dans des sites non seulement luxueux, mais empreints d’une personnalité, voire d’une « noblesse » qui ne sied qu’aux princesses, qu’elles soient de sang ou de coeur.
L’estime et le respect mutuel dans lesquels se tiennent toutes les concurrentes est l’une des clefs de l’ambiance conviviale qui a régné une semaine durant sur le rallye. Que l’on s’appelle Vanina Ickx, que l’on soit donc la fille du sextuple vainqueur des « 24 Heures du Mans » et vice-Champion du Monde de F1 1970, et soi-même une habituée du Dakar et des « 24 Heures de Francorchamps », n’empêche pas d’éprouver une franche admiration pour Claudine et Jean-Marie Fresnault (N°21), qui ont tentè d’effectuer le rallye au volant d¹une Fiat Camerano FIII datant de 1932, et qui ont été contraints à l’abandon au terme de la deuxième étape. Chacune des « princesses » fait « sa » course en fonction de son matériel et de son expérience, mais il n’en est pas une qui ne donne le maximum, même si l’objectif ultime n’est « que » de pouvoir se regarder dans son miroir et se dire Je l'ai fait.
Bertapelle & Ickx : Coup d'essai, coup de maître
Au plan sportif, on retiendra que sept voitures n’ont pu rallier l’arrivée : six équipages féminins et un équipage mixte. Ironie du sort, il s’agissait de la Jaguar XK140 1955 N°1, un numéro de course dû au statut exceptionnel de son pilote : engagée cette année en « 100% féminin », Delphine de Rohan-Chabot-Brooks, petite-nièce du fondateur du Rallye Paris-Saint Raphaël féminin, avait en effet remporté les deux premières éditions du Rallye des Princesses en équipage mixte !Dans cette catégorie, elle a trouvé en Patricia Bertapelle, associée à Jean-Christophe Marchand sur l’Aston Martin DBV8S 1971 N°18, un successeur digne du poids de « l »héritage ». Et qui, première des troisième et quatrième étapes, a du s ‘employer pleinement pour devancer finalement de 14 petits points les premiers leaders, Marie-Claude et Charles Firmenich (Porsche Carrera 1973 N°29). C’est peu dire que le couple suisse a offert une farouche résistance : vainqueurs donc de la première étape, ils ont également remporté la cinquième et dernière, au cours de laquelle ils ont repris la bagatelle de 31 points à leurs vainqueurs. Troisièmes comme l’an dernier, Nathalie et Philippe Bermudes (Triumph TR6 1974 N°5) ont connu le handicap d’une défaillance de leur boîte de vitesses. Auparavant, ils avaient signé un véritable triomphe (!) dans la seconde étape, avec 28 points d’avance sur les deuxièmes du jour, Monique et Pascal Goury (Jaguar XK140 1956 N°23).
Chez les équipages 100% féminins, c’est en un duel belgo-belge qu’a consisté la lutte pour la première marche du podium final. Associée à Isabelle Dekelver, Sophie Dekens comptait manifestement offrir à sa Chevrolet Corvette Sting Ray 1965 (N°2) un second succès consécutif. Elle affichait ses ambitions dès la première étape, remportée haut la main. Mais c’était compter sans ses compatriotes Vanina et Larissa Ickx (Porsche 911T 1972 N°10), qui démontraient dès le lendemain leurs facultés d’adaptation aux ficelles de la régularité en prenant la première place de l’étape et du classement général (112 points à 119). Le troisième jour, le pouvoir réintégrait les mains de la tenante du titre (141 à 145 !), mais les Ickx sisters frappaient un véritable coup de massue le jeudi : 3 points de pénalité seulement, contre 24 aux deuxièmes du jour (Sophie Bachette-Peyrade et Caroline Lesieur sur la Mini Innocenti 1974 N°12), et 46 à Dekens-Dekelver. La cause était entendue, et le duo Ickx parachevait son triomphe en enlevant l’ultime étape, pour être couronné avec 48 points de marge.
Derrière ce duel au sommet, Sophie Bachette-Peyrade et Caroline Lesieur semblaient définitivement accrochées à la dernière marche du podium. Las, leur câble d’accélérateur cédait dans l’ultime secteur de régularité (!) ce qui faisait le bonheur d’Axelle d¹Oustrac et Anne-Charlotte Médan (Matra 530 1969 « Musée de Lohéac » N°48).
Toujours faire mieux
Rançon du succès : il; est assurément injuste, mais pratiquement impossible, de parler ici des 54 duos qui ont affronté les pièges de ce troisième Rallye des Princesses. Le mérite de Carline Illouz et Maria Alves-Martini (MGB cabriolet 1964 N°54), 29ème et lanterne rouge du classement féminin, n’est pourtant pas moins grand que celui de Catherine Pic-Isabelle Charles (N°7) ou Frédérique d’Ornano de Calbiac-Ombeline Seyler T. de Clermont-Tonnerre (N°8), qui se souviendront longtemps de certaines montées de cols alpins, bien éprouvantes pour leur attendrissantes petites 4CV Renault !A RENAULT, l’on doit également la présence chaleureuse et active de Jean Ragnotti, qui, au volant d’une voiture d’ouverture (N°00) a permis chaque jour à une ou plusieurs journalistes de vivre de l’intérieur tout ou partie du parcours. Entre les talents d’équilibriste de « Jeannot » et son sens aigu de l’humour assorti d’une inégalable gentillesse, ces privilégiées ont connu quelques sensations fortes et quelques moments exceptionnels, unanimement appréciés, semble-t-il, à leur juste valeur.
Un « petit plus » qui a ajouté encore à l’aspect « haut de gamme » du « Rallye des Princesses ». Cent fois sur le métier (et pourquoi pas ?) remettez votre ouvrage : chaque année depuis trois ans, les organisateurs s’attachent à améliorer une recette dont la base, elle, ne changera jamais. La détente, par exemple, apportée par des soirées de luxe et de confort après des journées excitantes, mais éprouvantes, contribue pour une grande part à l’excellence jamais démentie de l’ambiance. Au point que, lorsque l’on est contraint à l’abandon, l’on se reconvertit parfois en équipage d’assistance pour ne pas quitter le rallye (Gayle et Patrick Levêque) !
Depuis la première édition, toutes les concurrentes, à l’arrivée - et plus particulièrement celles qui, le premier soir, se demandaient si elles allaient « tenir le choc » - regrettent que cela soit « déjà fini ». C’est sans doute là la plus grande satisfaction des organisateurs. Avec celle résidant dans l’enthousiasme du public tout au long du parcours. Il faut dire qu’il n’est pas si courant d’avoir l’occasion d’admirer ainsi un cortège au sein duquel on retrouve, au hasard, sept Ferrari, trois Jaguar, deux Aston Martin, etc. toutes dans un état digne des plus exigeants musées de l’automobile.
Sites prestigieux tant pour les épreuves de classement (circuit de Dijon-Prenois, spéciales du Rallye de Monte-Carlo) que pour les arrivées à l’étape, décors naturels parmi les plus séduisants de l’hexagone, équipe d’organisation professionnelle et prévenante, ambiance toujours souriante grâce à la volonté permanente de chacun de faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux, sans oublier l’opportunité ainsi offerte d’aider une noble cause (aide au mécénat cardiaque)... On peut être assuré de retrouver tout cela dans un an, au menu du quatrième « Rallye des Princesses ». Plus quelques nouveautés ! Mais cela est une autre histoire, que l’on ne va tout de même pas déjà déflorer...
Ce que l’on peut en revanche, confirmer, ce sont les dates :
du 1er au 6 juin .A noter et surligner immédiatement sur son agenda 2003 !
A noter les prochains passages TV prévus :
M6 –Turbo – Samedi 15 juin à 17h35 et Dimanche 16 juin à 11h50 – www.M6.fr
AB Moteurs – Vendredi 5 juillet à 18h00, Samedi 6 juillet à 10h30 et 20h00 et Mardi 9 juillet à 22h00 entre autres –toutes les autres rediffusions sur www.abmoteurs.fr
Un grand merci à tous nos partenaires pour leur soutien et leur concours
Le COMITE VENDOME, le RITZ PARIS qui nous a reçu royalement, le Champagne MUMM le champagne de la victoire, les hôtesl Constance et Le PRINCE MAURICE, dont l’équipage composé d’Hélène de Yougoslavie et Constance de Bourbon-Parme a fait honneur à ce prestigieux Relais & Châteaux de l’Ile Maurice , les Montres BERNEY-BLONDEAU, RENAULT le transporteur officiel du rallye, ELF LUBHTX RETRO, BACCARAT, LANCEL, SWAROVSKI, LA VIE DE L’AUTO n°1 de la presse auto de collection, ICC Assurances, les Parfums GIVENCHY, , M6 WEB, le sculpteur Michel LEVY qui a offert les Trophées pour la remise des prix finale, le Prêt-à-porter ETINCELLE Couture, les Lunettes EDEN-PARK, l’Institut ESTHEDERM, les salons de coiffure SERGIO BOSSI en charge de coiffer toutes les « princesses » pour la soirée de gala, VERDO.COM, CAUDALIE Vinothérapie, la boutique MARINA de BOURBON, Maître Parfumeur & Gantier, CACAO BARRY, ELIE BLEU accessoires pour Cigares, ALTADIS Cigares France, les Rhums CLEMENT, les magazines CIGARES & Co et PLANET VINS & SPIRITUEUX, les Bourgogne qui ont accompagné notre soirée à Beaune : les vins PULIGNY-MONTRACHET et ALOXE-CORTON, ainsi que les Coteaux Varois de la soirée de clôture : les vins CHÄTEAU LA LIEU et LA LIEU CUVEE BATHILDE PHILOMENE, le MERIDIEN Garden Beach de Juan-les-Pins et le Groupe PARTOUCHE, ainsi que le nouveau site dédié à L’Automobile au Féminin CARKOO.COM.Un grand coup de cœur pour AGATHA Paris, qui, non seulement a offert de nombreux cadeaux pour la remise des prix, mais nous a aussi fourni les broches-cœurs créées spécialement pour l’association que nous soutenons : le MECENAT CHIRURGIE CARDIAQUE – ENFANTS DU MONDE du Professeur Francine Lecat. La vente de ces petits bijoux a permis de rassembler la somme de 3000 €uros lors de la soirée d’ouverture au Ritz Paris. Bravo également aux trois voitures roulant aux couleurs de cette association , Team créé à l’initiative d’Hermine de Clermont-Tonnerre aux côtés de Sophie Favier, Martine Lievens, Jacques Heymans, Sylvia Deutsch et Hubert Konrad, qui arboraient l’énorme cœur du Mécénat Chirurgie Cardiaque.



