Présentation de l'épreuve 2008 « Retour à l'authentique «
Une nouvelle discipline
Plus qu'une nouvelle épreuve, un nouveau sport est né !
Le retour à l'authenticité et le rêve à la portée de tous : Tentez l'aventure !
Souvenez-vous… C’était il y a… combien déjà ? Et oui, trente ans. Menée par un aventurier aussi fou que génial, Jean Claude Bertrand, une petite troupe partait d’Abidjan pour rejoindre Nice. Abidjan-Nice, le Côte-Côte et puis ce motard solitaire, Thierry Sabine, qui se perd près d’une montagne noire et qui deviendra une légende en organisant le Paris-Dakar puis en y perdant la vie. Les petits matins du Trocadéro et de la Concorde, les cuirs qui côtoient les paillettes dans cette nuit du 1er janvier, les foules immenses qui s’ouvrent devant les concurrents tout au long de la nationale 20, les dizaines de pages dans Paris-Match, VSD, Le Point, les heures passées devant la télé à l’écoute des désormais célèbres « poireaux » en détresse… C’était le bon temps ! Oui, sûrement car ces courses à travers l’Afrique faisaient rêver la France, du PDG à la coiffeuse, et avant l’arrivée des voitures d’usine et du GPS, chaque kilomètre gagné sur le désert était un exploit. C’est l’évolution qui veut ça, mais si aujourd’hui la course demeure passionnante pour les initiés, le public n’y trouve plus son compte : le rêve s’est évaporé. La vitesse, les budgets, la démesure des moyens logistiques, cette Afrique que l’on survole sans la voir, l’émotion s’est enfuie.
Imaginez maintenant une épreuve qui réconcilie découverte et plaisir, où, à bord d’un 4x4 d’avant, secoué par les ponts rigides, vous slalomez entre les dunes et l’herbe à chameau. Plus de chrono mais une moyenne à tenir avec un road-book et le bon sens comme seules aides techniques… Pas d’aéroports mais des bivouacs en famille au creux des dunes ou à l’ombre des baobabs… De la chaleur, de la sueur évidemment, des angoisses probablement mais du plaisir avant tout… C’est la TransAfricaine Classic et c’est dans un peu plus d’un an !
Et si hier devenait demain !
La TransAfricaine Classic n’est pas une rivale des courses existantes mais comme une doublure, adaptée aux amateurs, à tous ceux qui aimeraient bien franchir le pas mais qui n’osent pas, à tous ceux qui ont la nostalgie d’une époque ou qui cherchent une épreuve à la mesure de leurs rêves et de leurs budgets. Ce n’est pas spécifique à l’Afrique d’ailleurs.
Depuis trois ans déjà, Le Mans Classic attire les plus belles voitures anciennes autour de ce temple de l’endurance alors que le rallye Monte-Carlo historique réunit plus de 400 équipages venus de toute l’Europe suivre les traces des géants de la route. L’épreuve classique est une tendance forte car elle respecte l’esprit, s’adapte à l’époque, marie performances et plaisir.Souvenons-nous de la fameuse phrase de Thierry Sabine : « une course réservée aux amateurs où les pilotes officiels ont leur place » alors que depuis 1987, c’est tout l’inverse qui se produit. Autrefois, avant l’arrivée du team Peugeot avec ses 205 T 16, quand une usine se présentait au départ de Paris c’était pour tenter l’aventure, se plonger dans cette Afrique mystérieuse, affronter à armes égales le savoir faire des amateurs. Ce fut vrai pour Volkswagen en 1980 avec les fameuses Iltis, pour Citroën avec ses CX, pour Mercedes avec les 280 GE et même Porsche avec ses 911 à quatre roues motrices !
Un beau jour, on est passé dans un autre monde, celui dans lequel une usine modèle la course à son profit, ne laissant rien au hasard, exploitant au mieux son énorme budget et organisant elle-même ses propres retombées media à coups de charters, phagocytant du coup tous les amateurs relégués au rôle de faire valoir.
Et si on revenait simplement en arrière, non pas par nostalgie mais par simple bon sens ? Réunir Paris à Dakar dans la grande tradition d’antan n’est pas un coup de tête mais une décision mûrement réfléchie depuis deux ans déjà. Elle est aussi un moyen de retrouver cette Afrique qui nous a tant donné et que l’on veut payer en retour.
Cette TransAfricaine Classic sera l’occasion pour nous de leur témoigner notre estime et notre affection à travers des actions ciblées, individuelles, qui ne relèveront pas de l’humanitaire mais de l’humanité tout simplement.
Ce qu'en pense Jacky Ickx »
Un quart de siècle d’aventures africaines, d’émotions, de passion automobile et d’exploits humains ont permis au rallye tout terrain de graver dans ces dunes mythiques les plus belles pages de son histoire moderne. Les années passant, compétition et quête de podiums ont supplanté l’essence même de ces épreuves :



