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10 novembre, Smara - Nouadhibou


Du Mur à… la ‘Dune de l’Atlantique’

Il est huit heures, Smara se réveille d’une nuit tumultueuse. Par petites grappes, les concurrents se sont agglutinés autour du PC course, centre nerveux de l’organisation de cette 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC. On se serait cru revenu un quart de siècle en arrière, lorsque Thierry Sabine rassemblait autour de lui la troupe de ses fidèles pour les annonces importantes. Patrick Zaniroli s’empare du micro pour officialiser la rumeur que le vent charrie à fortes rafales depuis l’aube dans bivouac : victime de l’équilibre géopolitique fragile régissant le passage du Mur, l’organisateur de la TRANSAFRICAINE CLASSIC a décidé d’annuler l’étape du jour devant mener à Zouerat, via Bir Moghrein. Pour la sécurité des 74 équipages présents il met en place un contournement via le poste frontière de Dakhla, en direction de Nouadhibou. Au terme de l’annonce, une salve d’applaudissement retentit, marquant l’approbation de l’ensemble de la caravane, complètement solidaire de cette décision.

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Dix heures plus tard et… 950 kilomètres plus loin, tout le monde rejoint le bivouac improvisé de la ‘Dune de l’Atlantique’. Il est 20 heures. La nuit est tombée, mais un large sourire se dessine sur tous les visages éprouvés qui rallient ce bivouac improvisé mais tout à fait splendide, niché au pied d’une dune géante en arc de cercle à quelques encablures de l’océan. La nuit sera courte, mais le sommeil profond… et la satisfaction énorme.

La route de ‘l’occase’. Smara-Nouadhibou : 950 kilomètres de goudron longeant, en grande partie, l’océan Atlantique sur l’axe Agadir-Dakhla. La voie unique pour les aventuriers en mal d’Afrique quittant l’Europe en voiture pour revendre la bonne ‘occase’ en Afrique noire et obtenir de quoi se payer le billet retour. Jusqu’en 2004 le passage entre Dakhla et Nouadhibou se faisait par la piste en convoi encadré, deux fois par semaine. Du poste frontière mauritanien diverses pistes menaient à Nouadhibou, dont une empruntant la plage au risque de se faire surprendre par la marrée ! Depuis deux ans, toute la portion a été goudronnée et permet désormais un flux quotidien nettement plus dense.

La piste mythique du ‘Chemin de fer’. A chaque chose, malheur est bon. Déviée de sa route initiale, cette 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC offrira, néanmoins ce samedi un véritable morceau de bravoure et de légende aux quelques 74 équipages toujours en course. Pour rejoindre l’itinéraire du rallye au départ de Nouadhibou, ceux emprunteront en effet les quelques 500 kilomètres de la piste du ‘Chemin de fer’ jusqu’à Choum. C’est en effet sur cette piste que se rédigèrent quelques uns des plus grands chapitres de l’histoire de l’épreuve mythique lancée par Thierry Sabine. En 1987, en sens inverse, Ari Vatanen et sa Peugeot 205 T16 faillit bien y perdre son premier rallye au profit de… Patrick Zaniroli (Range Rover), lauréat deux ans plus tôt. Victime de trois crevaisons, le ‘Finlandais volant’ fut secouru par ses équipiers. Le même jour, Hubert Auriol rallia Nouadhibou au guidon d’une Cagiva au bib mousse déchiqueté. Deux jours plus tard, l’ ‘Africain’ se brisa les deux chevilles et fut contraint à l’abandon en vue de l’arrivée.

Accident du camion d'assistance N°350 L'accident s'est produit le 10 novembre à 22 heures à 50 km avant d'arriver à Nouadhibou. Lire le communiqué de presse.

Il a dit

Click to fold or pack Patrick Zaniroli (Fra/organisateur) :


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