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13 novembre, Nouakchott - Tidjikja
Le Tagant, sa capitale, ses pierres…
La onzième étape de la TRANSAFRICAINE CLASSIC a mené les concurrents à Tidjikja. La capitale du Tagant, coupée en deux par un oued et reconnue pour ses pistes sinueuses et empierrées est pour tous, l’ultime escale avant un nouveau départ. Dès demain, la compétition reprendra son cours normal en direction de Kiffa, puis du Mali et du Sénégal pour s’achever samedi sur les bords du lac Rose à Dakar. En attendant, la caravane a profité de la route de l’Espoir depuis le bivouac de Nouakchott, véritable cordon ombilical de ce pays de vent et de sable, pour découvrir de nouveaux paysages magnifiques. Un petit SR ‘à la française’ d’un peu moins de treize kilomètres agrémentant la montée du col d’Achef pour se hisser sur le plateau du Tagant et prendre, en toute quiétude, la direction de Tidjikja.
La dune des scorpions. Le superbe bivouac improvisé de la source d’Idini restera également dans toutes les mémoires. Rarement, il nous fut donné d’observer une telle diversité d’insectes rampants (schkrrrrrr) et volants (bzzzzzzz). Du traditionnel scarabée à la mante religieuse en passant par toutes les variantes de mille et unes pattes, la dune et ses environs sont restés en effervescence durant toute la nuit. Au petit matin, plusieurs concurrents eurent même l’excellente surprise de constater qu’ils avaient hébergé quelques scorpions sous la tente…
Champagne ! Tous les soirs, comme cela se fait déjà lors du Rallye des Princesses, Patrick Zaniroli offre une bouteille de champagne aux équipages les plus méritants de la journée. Aujourd’hui, le précieux sésame et son contenu de petites bulles revint à Sylvain Mautret et à son équipier Grégoire Saint Pierre (Nissan Patrol GR) auteurs d’un zéro absolu, le premier depuis le départ de Paris, dans la passe d’Achef.
Peluches et crocodiles. Sur la route de l’Espoir les surprises sont nombreuses. Après avoir joué au ‘Père Noël’, distribuant de ours en peluche aux enfants de la source d’Idini, Michele De Nora a pu découvrir, non loin de Moudjiria, dans le petit bled de Matmata, une guelta (trou dans un rocher) qui reste l’ultime vestige aquatique d’une région où l’eau abondait jadis. Depuis tout ce temps, des crocodiles y ont survécu en se reproduisant régulièrement offrant aujourd’hui une image surréaliste de ces reptiles vivant au cœur d’un des déserts les plus arides de la planète…
Direct à Kiffa. En proie à des ennuis de chauffe moteur le camion d’assistance du team Promotech a choisi de tirer tout droit sur Kiffa, sans effectuer le détour par Tidjikja.
On passe à Nega ! La passe de Nega qu’emprunteront ce mardi les concurrents de cette 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC reste un lieu mythique des grandes épreuves transahariennes et notamment du ‘Dakar’. Empruntée d’abord en montée, puis en descente, elle décida souvent du classement final de l’épreuve, piégeant à de nombreuses reprises les principaux favoris qui y perdirent des heures et parfois des nuits entières à pelleter…
Ils ont dit
«L’arrivée à Tidjikja marque un nouveau départ pour cette Transafricaine Classic après un détour forcé via Nouadhibou et Nouakchott. Dès demain les concurrents reprendront le cours normal de l’épreuve, en commençant par une étape mythique menant à Kiffa et empruntant la fameuse passe de Nega. Ce sera, selon moi, le juge de paix de ce rallye, comme ce le fut d’ailleurs très souvent par le passé lors de l’épreuve mythique imaginée par Thierry Sabine. Une longue étape de sable, parsemée de pierres où les concurrents seront sans cesse partagés entre l’envie de dégonfler leurs pneus et la crainte de les crever. Je sens tous les équipages impatients d’en découdre à nouveau… »
«Nous connaissons un problème de transmission depuis 300 kilomètres. Nous devrons absolument réparer avant de nous lancer dans la passe de Nega, sinon il y a de fortes chances pour que nous y restions. De plus, en écoutant les bruits du moteur, nous avons manqué la fourche vers Tidjikja ce qui nous a fait faire un détour de près de 50 kilomètres.»
«Cette fois nous avons mis 2 roues dans le coffre et une sur la banquette arrière. La hantise de la crevaison nous guette depuis nos mésaventures sur la piste d’Er Rachidia. En accouplant notre 504 deux roues motrices à un camion 6x6 durant près de 70 kilomètres, nous espérions obtenir des petits… 4x4, mais cela semble ne pas avoir marché… »
«Habitué des rallyes tout terrain africains, je tiens à souligner qu’il s’agit ici d’une épreuve extraordinaire parfaitement adaptée à l’esprit de l’Afrique et ouvrant le rêve d’une grande aventure à nombre de concurrents. Je suis certain que cette épreuve ne pourra connaître qu’un succès grandissant… »
MAG : ce soir Arthur Barbosa, PDG de LIMPA Nettoyages
Lorsque le 1er octobre 1983, Arthur Barbosa décida de voler de ses propres ailes, il était sans doute loin de se douter de l’essor que prendrait sa ‘petite entreprise’. Près d’un quart de siècle plus tard, l’Orléanais d’origine portugaise, dirige l’une des entreprises les plus réputées du Loiret.

Active dans le nettoyage à grande échelle, la société LIMPA compte aujourd’hui quelques 2000 employés et près de 2.500 clients, en France et à l’étranger, dans des secteurs aussi divers que les magasins, les bureaux, mais aussi le Nucléaire et le ‘secret défense’. Très engagé sportivement dans sa région où il soutient la majorité des clubs de sports et les sportifs de haut niveau tout en engageant, via son écurie Zone Rouge, plusieurs voitures dans le cadre du Championnat VdeV, ce personnage hors du commun est venu à la TRANSAFRICAINE CLASSIC un peu par hasard. Un accord de dernière minute en a fait l’un des partenaires privilégiés de l’épreuve dont il a suivi la première édition par… les airs. Une expérience à la fois passionnante et inoubliable que ce pilote d’hélicoptère averti tient à renouveler au plus vite ! Impressions…
Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l’aventure avec la TRANSAFRICAINE CLASSIC ?
«Ce fut un peu par hasard. Lors de la présentation de la voiture de mon ami Roger Audas, j’ai eu la chance de rencontrer Patrick Zaniroli et Henri Pescarolo. Au départ je n’étais que partenaire d’une seule voiture. En l’espace d’un quart d’heure, je suis devenu sponsor de l’épreuve!»
Le rôle de LIMPA sur cette TRANSAFRICAINE CLASSIC ne s’arrête pas simplement à celui d’un partenaire financier classique. Expliquez-nous votre implication sur le terrain…
«La TRANSAFRICAINE CLASSIC étant une épreuve qui, par essence, respecte l’Afrique et les terrains sur lesquels elle évolue, nous avons décidé d’aider les organisateurs et les entreprises locales à maintenir la propreté des bivouacs. C’est ainsi que 15 sacs poubelles ont été distribués aux concurrents et que nous mettons en place, en collaboration avec les populations locales, un système de traitement des déchets.»
Vous suivez l’épreuve du ciel, en hélicoptère puisque vous pilotez vous-même. Est-ce une expérience à conseiller ?
«Oui, mille fois oui ! J’ai eu la chance d’être formé par Michel Anglade, le pilote de Thierry Sabine à l’époque des premiers Dakar. Ici je pilote, mais j’ai constamment un instructeur de la société Sky Cam à mes côtés. C’est tout simplement extraordinaire comme expérience. Je ne trouve pas les mots pour décrire les paysages que nous survolons. Voir les voitures évoluer dans les dunes est également une expérience fabuleuse. Je suis subjugué. L’idée est également de développer ce raid en hélico, car je connais des dizaines de pilotes qui raffoleraient de cette aventure. Et quoi qu’il en soit,cette première collaboration avec la TRANSAFRICAINE CLASSIC en appelle certainement beaucoup d’autres. Car c’est une belle aventure qui démarre ! »
Photos du jour
Photos du bivouac de Nouakchott