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17 novembre, Kayes -Tambacounda 
Etape 15 (369 km) - ES20
TDSPP jusqu’à la plage de Dakar !
Sortis des pièges de navigation truffant le Sahel malien, les concurrents de la 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC ont rejoint le Sénégal pour y disputer la 15e et avant dernière étape entre Kayes et Tambacounda. Près de 370 kilomètres de piste en latérite avec une seule consigne : TDSPP. Tout droit sur piste principale, au coeur d’une végétation galopante, avec comme impératif absolu de ralentir dans les traversées de villages où la population locale a fait une nouvelle démonstration d’enthousiasme au passage des quelques 71 équipages toujours en lice. A la veille de l’arrivée à Dakar ce sont Carole Montillet et Mélanie Suchet (Nissan Patrol Dessoude), décidément très en verve sur cette fin d’épreuve, qui remportent l’étape devant Balloy-Chartrez (Toyota HDJ 80) et les Italiens Porrini-Cascino (Toyota HDJ 80). Aucun changement au classement général où Borsi-Manzo (Toyota HDJ 80) mènent toujours la danse devant les autres Toyota Balloy-Chartrez et Audas-Martin.
Des médicaments au poste ! Patrick Zaniroli est homme de parole. Lors des reconnaissances effectuées, ici au Sénégal, voici plusieurs mois, il avait fait escale dans le petit village de Soutouta. Après une visite au ‘Poste de soins’, et face à la détresse du jeune infirmier en place, l’organisateur de la TRANSAFRICAINE CLASSIC avait promis qu’il repasserait. Inutile de vous décrire l’ambiance qui régnait ce matin dans ce petit bourg lorsque trois hélicoptères se posèrent dans un champ, non loin du dispensaire. Trois caisses et une malle de médicaments : une aubaine pour ce village perdu dans la brousse et ne bénéficiant que de très peu d’aide de la part de Dakar. Des dizaines d’enfants se lancèrent ensuite dans des chants de remerciements particulièrement touchants…
La 32 en tonneau. Deux saignées suivies d’un trou. Au kilomètres 80 de cette avant dernière étape, le piège guettait ceux qui, aveuglés par la poussière du concurrent les précédant sur la piste n’avaient pas le temps de piller les freins. Ce fut le cas pour le Mercedes de Thierry Genovini et Gérald Mognier, qui atterrirent dans le pré bordant la piste après avoir effectué plusieurs tonneaux. Plus de peur que de mal pour l’équipage qui, secouru par le duo de Saint Martin, Guy Matthieu et Guy Martin, parvint finalement à reprendre la piste pour rallier Tambacounda .
Latérite cow-boys. Casqués, sanglés, cagoulés, Frédéric Verdaguer et Vincent Lesage poursuivent leur merveilleuse aventure au volant du buggy Sunhill. Avec un moteur ayant avalé encore plus de poussière qu’eux et ratatouillant allègrement, les deux latérite cow-boys, ont effectué une étape tranquille, à un train de sénateur. L’important, pour eux, comme pour nombre d’équipages, étant d’arriver à Dakar, ce samedi.
Ultime SR sur la plage. Après un premier SR de 80 km le matin, les concurrents effectueront, ce samedi, 360 kilomètres jusqu’à l’entrée de la plage de Dakar où, après un ultime regroupement les concurrents seront lâchés par vague de 20 pour un ultime galop mythique le long de l’océan avant d’en terminer au Lac Rose.
Ils ont dit
«Cette avant dernière étape fut un autre classique du genre. Sans véritable navigation, en prenant garde aux pièges de la piste et aux nombreux spectateurs lors des traversées de village. Cette 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC touche à sa fin. Nous vivons ce soir notre dernier bivouac et l’ultime briefing. Ensemble avec les 74 équipages au départ, je crois que nous sommes sur le point de réussir un pari extraordinaire et je tiens d’ores et déjà à les féliciter… Mais attention, rien n’est joué tant que le podium d’arrivée n’est pas franchi. Alors vigilance jusqu’à Dakar !»
«Nous étions venus pour prendre des vacances. Mais je suis un ancien motard et je me suis laissé prendre au jeu. J’avais prévu de faire beaucoup de photos et… je n’en ai pas pris une seule ! Aborder l’ultime étape en tête du rallye va être particulièrement stressant. Nous allons guetter le moindre petit bruit en espérant que la voiture tienne jusqu’au bout. Sinon, nous allons rouler comme aujourd’hui en tâchant de ne pas perdre la piste et en roulant à l’économie.»
«C’est for-mi-dable ! Jamais nous n’avions imaginé remporter une étape ! Nous avions déjà réussi un nul sur une arrivée. Hier nous avions gagné la SR du matin et puis aujourd’hui cette victoire : c’est incroyable. Dire que ni Mélanie, ni moi, ne connaissions rien de cette discipline, et si peu de l’Afrique. Nous avons progressé jour après jour. Ce fut une expérience tout à fait unique et… très enrichissante, à la fois humainement et du point de vue de l’expérience de l’Afrique.»
«Et de 15 ! Nous avons crevé notre 15e pneu depuis le départ de ce rallye. Nous avons dû enrichir Michelin Afrique. Mais bon, l’essentiel est d’arriver après avoir effectué toutes les épreuves chronométrées. Nous y avions mis un point d’honneur. Demain, sur la plage, il s’agira de ne pas crever encore… »
«Au terme de quinze jours de course, je crois que nous commençons enfin à comprendre le système. La preuve : nous avons écopé que d’un point de pénalité sur une arrivée ! Autant dire que Jean-Luc et moi sommes particulièrement fiers de nous. Une chose est certaine : dimanche pour l’apéro de la remise des prix, nous remporterons l’étape ! »
