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Recos Jour 4
Le Maroc a depuis une année été soumis à un régime de pluies très important. Personne dans le Sud n’avait souvenir de pareille chose. Ces pluies ont rendu heureux les paysans et les éleveurs nomades, irrigué les terres souvent arides, elles ont rendu le paysage verdoyant en cette saison, rempli les bassins et les réserves d’eau, créé des lacs au pied des dunes, et a fait monter le niveau des oueds. Elles ont aussi créé de grands désordres, en ruinant des familles dont les maisons et les fermes se sont écroulées, désorganisé le tourisme en le privant dans les lieux visités d’auberges ou de maison d’hôtes, dont les murs de pisé, saccagés par les eaux se sont effondrés. Elles ont laissé des stigmates sur les pistes que nous avons empruntées : ornières, radiers emportés, traces de plantages dangereuses, talus minés et menaçant de s’écrouler. Et comme pour souligner ces désordres déjà anciens, un vent de sable très violent s’est levé vers midi, et d’un coup a masqué le paysage.Si pareille mésaventure vous arrive, regroupez-vous si possible, restez sur la piste et essayez de rejoindre un point significatif : village, goudron, maison, intersection. Servez vous de vos GPS et trip, notez les distances, il vous sera plus facile de repartir, quand vous retrouverez de la visibilité.
Pour autant la journée ne fut pas que préoccupante. La piste de l’après midi s’est révélée de toute beauté : Se jetant à l’assaut de cols empierrés, dévalant des vallées verdoyantes parsemées de petits villages aux jardins impeccables, elle nous fit découvrir des scènes étonnantes. Là, une jeune fille agenouillée sur la margelle d’un puits et qui lave du linge, seule dans une plaine immense, plus loin de vieux hommes accroupis sur le rebord d’un muret qui regardent la vie passer, à un autre moment, des femmes dans les cultures, se relevant à notre passage pour nous saluer, des enfants qui applaudissent notre arrivée, qui courent pour demander un cadeau, ou le sourire d’un jeune homme croisé en mobylette. Scènes minuscules et touchantes, signes de fraternité, témoignages de gentillesse, joie de vivre et plaisir : nous sommes au Maroc. TRANSAFRICAINE PRATIQUE
La navigationLa TransAfricaine, plus que les rallyes traditionnels est l’occasion pour le coéquipiers de se mettre à l’honneur.
Sans eux, point de salut, car outre les problèmes de navigation propres à l’Afrique, ils doivent en même temps gérer les problèmes de la régularité. Un oeil sur le road book, l’autre sur le GPS, il en faudrait également d’autres pour regarder simultanément les repères de la piste, le Tripmaster et les chronos. Ici, la navigation prend tout son sens : encore un aspect purement humain de la TransAfricaine… Le travail du coéquipier commence par la préparation du road book. Sur lignage des pièges d’une couleur, une autre pour le sens du dessin à suivre, une troisième pour la colonne du temps idéal qui vous concerne : haute, moyenne ou basse suivant le type et l’année de votre véhicule.
Ensuite viennent le choix des appareils de navigation, avec en premier lieu le Tripmaster. Vous avez le droit d’utiliser un appareil électronique comme le Terratrip, qui ne contient pas de calculateur de moyenne. Le GPS est libre, à condition qu’il ne contienne pas de cartographie. Vous n’avez droit qu’à un seul appareil par voiture. Choisissez des modèles simples et pratiques : le Garmin 152 est par exemple parfait pour ce genre d’utilisation. Pour les chronomètres, choisissez des appareils à affichage digital, plutôt qu’à aiguilles. L’idéal est un Big Digit comportant en très gros chiffres un double affichage de vos temps (en vente chez ORECA Classic).
Voilà pour l’essentiel, le tout pourra être complété par un bon cale-pieds qui permet au coéquipier de se maintenir sur les chaos, et d’une pochette dans la portière pour ranger ses papiers, calculette et autres accessoires de navigation.
Il ne vous reste qu’à monter tout cela dans votre voiture et à vous entraîner à leur maniement d’ici le mois de novembre.



