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Mauritanie Jour 5
La nuit à la belle étoile était magique, allongé contre la dune à contempler ce ciel immense : le rêve ! Au réveil j’étais un peu déboussolé, ne sachant pas où je me trouvais, puis les idées sont vite revenues. Je ne saurai que trop vous conseiller d’essayer d’en faire autant pendant la course.Dés 7h00 nous partons de ce petit coin de paradis et roulons en direction de la fin de l’étape. Hier le début de l’étape était cassant, usant aussi bien pour les machines que pour les pilotes. La suite, à présent devient beaucoup plus facile et plus plaisante à conduire sur une piste unique très sablonneuse.
Autre bonne nouvelle, les dunes reviennent en force pour cette fin d’étape. Quand nous surplombons cette mer de dunes, c’est à couper le souffle ! Mais je vous rassure, Patrick et Alain ont mis quelques points GPS qui vous guideront sur une passe où même les deux roues motrices devraient bien s’en sortir.
Ces derniers temps, le vent a du souffler très fort dans cette région, les traces de l’an passé sont en partie effacées et nous devons refaire notre piste, ce qui nous vaudra au passage un petit plantage!La route se poursuit, nous traversons un oued, le lieu est propice à faire de belles photos et des locaux nous rejoignent pour discuter avec nous, c'est sympa. Ce soir la mythique «passe de Nega» nous attendait pour une nouvelle nuit de rêverie sous les étoiles, malheureusement le retard accumulé aujourd’hui ne nous a pas permis de l’atteindre avant la nuit, ce n’est que partie remise.
Sylvain "un bleu en Afrique"
TransAfricaine pratique
Quel niveau de dureté ?
Cette 2éme édition de la Transafricaine est tracée pour être du même niveau de difficultés que l'an passé, avec un soupçon de sable en plus. Mais pour ceux qui était déjà là, elle sera en réalité plus dure puisque nos soucis de douane de 2006 nous avaient fait remplacer l'équivalent de 1500 km de piste par du goudron... Cette fois, on ne rigole plus et la totalité du parcours sera effectué, toutes les garanties ayant été prises au niveau de l'entrée en Mauritanie.Et si l'on parle de difficultés, on en vient à évoquer la forme physique. Si la TransAfricaine est beaucoup plus abordable sur ce plan qu'un Dakar, elle nécessite néanmoins d’avoir la forme.
La fatigue de la préparation, la chaleur, le stress de la course, sont autant de choses à ne pas sous-estimer. Il faut partir en bonne santé et avoir son compte de sommeil. Tout au long de l'épreuve il faudra savoir vous préserver, gérer votre temps de repos, vous hydrater avant d'avoir soif, vous restaurer avec la ration ou autres provisions tout au long de la journée pour supporter l'effort. En cas de problème, notre assistance médicale "FIDELIA" à tout prévu pour vous remettre sur pieds : quatre véhicules médecins « les Tangos » sur la piste, un hélico médicalisé et un hôpital de campagne au bivouac, seront mis à votre service, en ajoutant cette année des kinés pour remettre en forme nos amis « quadeurs ». N'hésitez jamais à les consulter ! Patrick « Zoulou »

